ISEKAI TOUCH AU FESTIVAL DE LA BD DE PRÉVOST
- isekaitouch
- il y a 2 jours
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Les 15 et 16 août derniers, Isekai Touch a eu le plaisir de participer au Festival de la BD de Prévost, dans les Laurentides, à l’invitation de l’organisation pour mettre le manga québécois à l’honneur. Pour ceux qui n’ont pas pu être présents, pour ceux qui ne connaissaient pas encore le festival ou, tout simplement, pour ceux qui étaient coincés ailleurs avec une excuse parfaitement valable, voici notre petit compte rendu de cette fin de semaine consacrée à la bande dessinée.
Un festival où la passion est au rendez-vous
Ce que nous retenons avant tout de notre passage à Prévost, ce sont les rencontres. Nous avons eu la chance de discuter avec des passionnés de bande dessinée, des lecteurs qui nous suivent depuis le début, des artistes et même de jeunes créateurs qui souhaitent se lancer dans la réalisation de leurs propres œuvres. Et c’est probablement l’un des aspects les plus intéressants de ce genre d’événement. Et qui sait ? Peut-être que la prochaine génération de mangakas publiée par Isekai Touch viendra des Laurentides. | ![]() |
Mais au fait, c’est quoi un manga ?
Probablement la question que l'on se fait poser le plus lors d'événement. Impossible de répondre sans ouvrir une petite parenthèse linguistique. Après tout, chez Isekai Touch, on aime les mangas, mais on aime aussi savoir de quoi on parle. Le mot japonais 漫画 (manga) est composé de deux kanjis. « Man » peut évoquer quelque chose de libre, spontané ou dérisoire, tandis que « ga » désigne l’image ou le dessin. Le terme s’est donc construit autour de l’idée d’une image ou d’un dessin libre ou portant sur la dérision. | |
![]() | Évidemment, le manga a développé au fil du temps ses propres codes graphiques (noir/blanc, sens de lecture, découpage, etc.), narratifs et éditoriaux qui le distinguent du comic américain, de la bande dessinée franco-belge et de toutes les autres variantes du neuvième art. Et surtout, le manga ne se résume pas à « une bande dessinée japonaise avec de gros yeux et quelqu’un qui crie très fort avant de lancer une attaque ». Cette image vient en grande partie de l’immense succès international de certaines franchises comme Astro Boy, Dragon Ball, One Piece ou Naruto. Ces séries ont tellement marqué l’imaginaire collectif qu’elles sont devenues, pour beaucoup de gens, la définition même du manga. Or, elles représentent principalement une partie de la production. Il existe pourtant une quantité impressionnante de genres et de styles différents. Avant que le terme « anime » ne s'impose au Japon par la mondialisation, les œuvres d’animation étaient notamment désignées par l’expression manga eiga, que l’on peut traduire par « film de dessins libres ». Le terme était utilisé pour parler d’œuvres animées. Et ce n’est pas seulement une curiosité historique. Hayao Miyazaki utilise toujours l’expression manga pour parler de ses œuvres, certes il est un peu vieux, mais cela démontre que défendre sa langue est aussi important pour un artiste. Comme quoi, même les mots ont droit à leur propre arc narratif. |
Isekai Touch au Festival de la BD de Prévost : une place pour la relève
Le Festival de la BD de Prévost offre également une belle visibilité à des artistes qui ne sont pas nécessairement encore connus du grand public. C’est particulièrement intéressant pour les jeunes créateurs qui cherchent leur place dans le milieu de la bande dessinée et du manga. Pouvoir rencontrer des artistes, échanger avec eux et découvrir différentes façons de créer peut faire toute une différence lorsqu’on commence à peine. Et c’est précisément le genre d’environnement que nous aimons retrouver chez Isekai Touch pour mettre de l'avant des créateurs qui ont quelque chose à raconter et qui cherchent une façon de se faire connaître. Cette édition était d’ailleurs particulière puisque les éditeurs étaient invités pour la première fois à participer à l’événement. Une excellente occasion de rapprocher les créateurs, les lecteurs et les maisons d’édition.

Table ronde sur le manga au Québec
Du manga, des artistes… et des mascottes
La programmation permettait également de rencontrer plusieurs mangakas québécois, dont Sacha Lefebvre, Jean-François Laliberté et Stéphan Arche, en plus de plusieurs autres artistes présents durant la fin de semaine. La table ronde consacrée au manga a d’ailleurs suscité beaucoup d’intérêt. Notre mangaka Raton Voyer a également proposé une activité qui semble avoir trouvé son public. Et évidemment, impossible de passer sous silence les mascottes du festival. Nous leur tirons notre chapeau de paille. | ![]() |
Avec une température plutôt clémente, on imagine que l’intérieur de ces jolis costumes devait être à peu près aussi rafraîchissant qu’un sauna avec une fermeture éclair. Mais elles étaient au rendez-vous, dynamiques et prêtes à prendre des photos avec les visiteurs. | |
Une rencontre politique… et une lectrice de manga ?

Nous avons également eu l’occasion de rencontrer Anne Nguyen, future députée de la région pour le Parti québécois, qui semblait être une lectrice de manga. Comme quoi, le manga québécois peut réussir à s’infiltrer absolument partout. Il ne nous reste plus qu’à convaincre le reste de l’Assemblée nationale. Elle se trouve aussi être l'experte toute désigné pour aider à réguler l'utilisation de l'intelligence artificielle en culture. Nous espérons donc de tout cœur qu'elle gagnera son siège pour défendre les artistes.
Et pour ceux qui viennent en transport en commun ?
Oui, il est possible de se rendre au festival en transport en commun, même si vous habitez à Montréal. Mais disons qu’il faut avoir un peu de patience et accepter que votre déplacement devienne une quête secondaire. Prévoyez des billets ABC ainsi que 12 $ en monnaie pour l’aller-retour en autobus interurbain. L’arrêt se trouve ensuite à une vingtaine de minutes de marche de l’école où se déroule l’événement. Petite recommandation toutefois, privilégiez la piste cyclable plutôt que l’autoroute qui n'a pas de trotoires pour votre marche. | ![]() |
C’est beaucoup plus agréable et vous pourrez notamment apercevoir quelques graffitis ainsi qu’un mystérieux tunnel qui prend des allures franchement inquiétantes lorsque la nuit tombe. Nous ne confirmons pas qu’il est hanté. Nous ne confirmons pas non plus qu’il ne l’est pas. | |

On se revoit l’année prochaine ?
Cette première présence d’Isekai Touch au Festival de la BD de Prévost nous a permis de constater une chose, le manga québécois a définitivement sa place. Il y a des lecteurs curieux, des passionnés, des artistes émergents et une relève qui ne demande qu’à être découverte. Nous remercions chaleureusement l’organisation du Festival de la BD de Prévost pour son invitation et toutes les personnes qui sont venues nous rencontrer. Et surtout, nous vous encourageons à venir encore plus nombreux l’année prochaine. Après tout, plus il y aura de lecteurs, plus il y aura de mangas québécois à découvrir !

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